Hermès souffle un vent de légèreté

En ces périodes de noël il est un sujet d’actualité, celui des vitrines, et si vous ne me croyez pas, je vous invite à vous rendre sur les grands boulevards pour « tenter » de voir une des magnifiques vitrines animées. Au delà du principe de vitrine, cet espace qui est la seul et unique interface de communication en volume entre un client potentiel et votre produit. Si il est bien une gamme du marketing qui a peu évolué, c’est bien celle-ci car même 50 ans après, la majorité des produits restent disposés sur des présentoirs avec des PLV et des mannequins. Certes, il existe des innovations mais encore trop peu lorsque on l’on regarde l’évolution des autres médias.

Hermès a toujours excellé dans ce domaine en proposant des mises en scène particulière de leurs produits dans des univers. Cette fois ci, la marque française a choisit de s’associer à un collectif d’artistes Japonais pour faire vivre un peu plus le produit. Oui nous sommes dans un univers onirique minimaliste (non sens?) qui amène de la légèreté, mais surtout un plaisir différent.

Pour cela, les Tokujin Yoshioka ont mis en scène l’emblématique foulard Hermès en le faisant flotter légèrement en interaction avec des visages en vidéo qui soufflent déçu.

Les photos et vidéos sont dans la suite du post.

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Holly Gode !

Vous vous souvenez de l’opération annulée de Mailorama qui souhaitait distribuer de l’argent dans les rues de Paris? Une nouvelle fois la ville de Paris interdit une opération de guerilla. Mais cette fois ce n’est pas n’importe quel produit. En effet, la société sexyprive.com souhaitait distribuer des bonnets de père noël dans la rue qui contenait des préservatifs et des sex toys. Cette opération a été annulée  au motif qu’il y avait un risque de trouble de l’ordre publique…

Sincèrement, vous imaginez une rébellion d’amour et de sex toys dans les rues de Paris, avec des coquards causés par des godemichés… A titre personnel, je trouve cela bien dommage, car cela aurait surement fait du bien à beaucoup, surtout en ces temps de crise… En extrapolant un peu, j’aurai bien voulu voir un affrontement de CRS et de plaisir ce qui n’est pas sans rappeler ce très beaux films d’Absolut.

Mickey tout un week end avec 9 écrivains

« Les princes charmants, ca n’existe que dans le contes de fées …. réveilles toi ma fille. » Triste phrase mais au combien réelle en ce début de siècle, celui du désenchantement. « Plus tard je serai une princesse, comme Paris Hilton ».

Voila tout le problème de la machine à rêve Disney: continuer de faire rêver avec des histoires un peu désuète dans lesquelles on ne croit plus, comme le disait Téléphone dans les 80″le prince charmant à foutu le quand avec la belle au bois dormant ».

Difficile dans ces conditions de croire encore aux belles promesses d’un avenir radieux. Mais heureusement la marketing et la pub sont, nous avons créer le storytelling. Sous cette appellation il faut bien comprendre raconter des histoires. Quel paradoxe, alors que les consommateurs sont de plus en plus informés, révoltés et comparateurs, ils n’ont jamais autant demandé à être dépaysés. Qu’a cela ne tienne. Les maitres en la matières est bien sur le domaine du luxe qui nous entraine régulièrement dans des univers onirique en utilisant soit la publicité narrative soit l’archétype pour nous raconter un joli conte.

Comment faire lorsque ces contes délavés font partie de votre ADN comme Disney ? Il y a alors peut être une autre manière de raconter ces histoires. Excellente initiative de Disney puisque un livre vient de paraitre aux éditions Flammarions: neuf auteurs au pays de Disney. Ce livre est un regroupement de 9 nouvelles rédigées par 9 écrivains en vogue qui ont tous passés un week-end chez la souris. Chacun raconte donc ce moment avec son point de vue: Ariel Kenig se livre à un bel exercice d’équilibre et de “raccordement” dans le RER, Thomas Lélu réinvente un abédédaire Disney (attention pas de Q et encore moins de X dans ce monde là), Tania de Montaigne enrobe sa prose élégante  d’un voile de tristesse et David Abiker parle au cœur des hommes de cinquante ans  avec son  ”Daddy Fantasy Tour!”  De son côté, Pierre Stasse nous plonge dans un monde étrange, dans une atmosphère onirique…

Du réel, du style, ancré dans une réalité qui est bien la notre mais avec cette touche de magie, de poésie qui fait que l’on a envie d’y croire.

Cette approche est une réelle innovation dans la quête de la création de contenu par les marques puisque ce livre est le premier qui soit officiellement commandé par une marque. L’art se rapproche tout doucement de la publicité à moins que cela ne soit l’inverse ?

Alors, soit on se laisse prendre au jeux, et on repart un peu en enfance, soit on se dit que les marques sont vraiment prêt à tout, les artistes y compris.

Paris, capitale européenne de l’ennui…

La Ville Lumière perd quelques kilowatts;  « Paris By Night », c’est à la fois une marque et un claim qui ont illuminé le monde entier durant des décennies. Une légende donc. Pourtant, le « Rapport sur la compétitivité nocturne de Paris », publié par l’Ecole de Guerre Economique (et commandé par la mairie de Paris) vient ternir l’éclat du « Paris By Night ». En comparant les nuits de Londres, Amsterdam, Barcelone, Berlin etc… Paris se classe aujourd’hui en dernière position.

« La nuit meurt en silence », « Fermé pour cause de ville morte, merci de vous adresser à la capitale voisine », vient de clamer l’association « Technopole ». Mis directement en cause, les pouvoirs publics, qui confondraient toute forme d’activité nocturne avec « glauque, louche et forcément dangereux ». Honnêtement, la législation n’est pas seule en cause : tarifs, sentiment de liberté, d’insécurité et autres problèmes de transports plombent la capitale française, qui fait pâle figure à côté d’un week-end à Berlin ou Barcelone. Même le très sérieux « Le Monde » s’inquiète en publiant un article alarmiste; les « easy clubbers » profitent de l’offre low cost des compagnies aériennes pour s’offrir une escapade de 48 heures pour 40 euros.

Mais si la nuit se meurt, n’y a t-il pas un problème d’offre-produit ? Oui, les grandes discothèques disparaissent, et alors ? Pourquoi fallait-il attendre minuit ou une heure pour aller en boite ? Pourquoi les acteurs du marché ne tentent pas de s’adapter aux nouvelles façons de sortir des parisiens ? Quelqu’un a une idée ?

Nissan jette le Cube dans la marre des trend-setters

Si certains d’entre vous se baladent le week-end dans le quartier de Montorgueil, ils auront surement aperçu cette voiture qui semble de loin être la description des vaisseaux de la série tv V. Non elle ne vole pas, elle ne possède pas de rayons lazer non plus. Mais ce look particulier ne laisse pas indifférent et attire le chalant. Il faut dire que ce design cubique digne d’un film de Kubrick tranche beaucoup avec les modes vintages (MINI/Fiat 500/Vespa) actuelles.

La bataille des citadines chics et pratiques s’annonce dure pour cette année. MINI avait ouvert la voie en 2001 créant ainsi un nouveau segment dans lequel la Fiat 500, l’Alfa Mytho ou encore l’IQ de Toyota se sont engouffrées. Dernier arrivant mais pas des moindres, Nissan nous propose donc la Cube.

Cet article ne concerne pas du tout la voiture mais son univers et son dispositif de lancement. Comme évoqué en début d’article, je suis tombé par hasard sur le modèle garé devant Killiwatch.

Je suis désolé pour la qualité de la photo. Ce qui m’a attiré, c’est l’inscription sur le coté, Cube Store avec l’adresse physique et web aussi. Informations prises, la Cube n’est pas seulement la vision de la citadine chic par Nissan, c’est une marque à part entière avec tout son lifestyle. De la voiture Japonaise aux rues trendy parisiennes, il y a un sacré gap. La marque avait déjà commencé à créer des univers autour de ses voitures et notamment le Qashqai qui fut un véritable succès commercial. Cette fois, La marque nippone se tourne vers une clientèle exigeante et volatile: les trend-setters.

Pour convaincre de la légitimité de la marque, Nissan s’est invité dans leur monde et se transforme d’ailleurs en organisateur.

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